La figure de Hollis Frampton suscite souvent chez ses exégètes une aura de fascination. Différents traits biographiques confèrent à sa personnalité un brio mythologique, qu’il s’agisse de son éducation dans des écoles pour élèves surdoués, de son étude des langues ou des mathématiques, de la fréquentation du poète Ezra Pound à Washington, de sa culture scientifique, de l’érudition vertigineuse dont témoignent ses écrits et ses entretiens. Difficile d’échapper à ce jeu de séduction. Le style de ses essais, elliptique, érudit, nous captive.
Érik Bullot
LFU/ - Érik Bullot
ÉRIK BULLOT / L’écran déchiré. Notes à propos de Shirley Temple Story (Antoni Padrós, 1976)
Le sentiment cinéphilique s’accompagne volontiers de paradoxes temporels. Au cours de mon adolescence, à la fin des années 1970, je découvre avec émerveillement les films de Glauber Rocha, Chantal Akerman, Shūji Terayama, Carmelo Bene, Serguei Paradjanov, Marguerite Duras, Werner Schroeter, Raúl Ruiz, Hans Jürgen Syberberg. Cinéma marqué par un esprit de rupture, formel et politique, […]